"La Chine a une capacité de réactivité. Elle a pris ses responsabilités en prenant des mesures de confinement très rapidement. Je ne suis pas sûr qu’il serait possible de réaliser ça dans un pays où les réseaux sociaux seraient ouverts."

Devinette : qui a dit cela ? Vladimir Poutine ? Kim Jung-Un ? Xi Jinping himself ? Allez, vous avez un indice : l'obsession des réseaux sociaux, en ce moment, elle vient de la macronie : c'est qu'elle a été traumatisée.
C'est bien un membre du gouvernement qui a prononcé aujourd'hui cet éloge de l'efficacité chinoise dans sa gestion humaine de l'épidémie de coronavirus.
Or, faut-il vraiment expliquer que ce qui a permis à la Chine de juguler un peu la maladie (mais, que je sache, l'épidémie n'est pas finie), c'est évidemment tout ce que permet un système autoritaire : contrôle par l'État des mouvements de la population, jusqu'au connfinement d'une partie d'entre elle, livrée à son sort et, puisque ça semble avoir joué un rôle, réseaux sociaux "fermés". Ce sont là tous les attributs d'un État totalitaire. Point barre.
Alors il va falloir qu'il nous explique, le nouveau ministre, comment ça se fait que lui et sa caste admirent la Chine aujourd'hui pour ce qu'ils lui reprochent le reste de l'année, au point de se permettre d'aller lui faire la leçon quand ils vont lui vendre des incinérateurs de déchets toxiques.
Mais surtout, comment la France va-t-elle pouvoir continuer à se gargariser de son image de défenseuse des libertés - alors que personne à l'étranger n'y croit plus - si ses ministres eux-mêmes se mettent à vanter le totalitarisme chinois sur la radio nationale ?
Je croyais naïvement que ces derniers jours auraient appris à nos représentants à tourner sept fois leur langue dans leur bouche avant de faire les hypocrites. Et bien non : chassez le naturel, il revient au galop.